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Les Génois à Phocée et à Chio du xiii au xiv siècle

Byzance et le monde extérieur

Michel Balard
Élisabeth Malamut
Jean-Michel Spieser
et al.

Les Occidentaux dans les villes de province de l’Empire byzantin

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Cité par
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p. 27-44
Texte Notes Auteur

1 Évoquer Chypre dans le cadre d’une question sur la présence des Occidentaux dans les villes de province de l’Empire byzantin suppose une remarque initiale sur les limites chronologiques de ce travail. Il faudrait considérer la période allant de la reprise de l’île par Nicéphore Phocas dans la seconde moitié du x e siècle - événement qui met fin à la période du condominium arabo-byzantin - jusqu’à la conquête de Richard Cœur de Lion en 1191, qui place Chypre sous domination franque pour trois siècles. Mais le premier siècle suivant la reconquête byzantine est très pauvre en documents sur l’histoire de l’île et nous ne pourrons commencer à étudier les contacts des Occidentaux avec Chypre qu’à partir de la fin du xi e siècle. Il nous a par ailleurs semblé nécessaire de continuer l’enquête pendant au moins deux générations suivant la conquête de façon à pouvoir étudier les conditions d’installation des Francs dans l’île. Poursuivre l’étude encore plus longtemps nous donnerait l’avantage de pouvoir disposer des sources qui se multiplient à partir de la fin du xiii e siècle, mais Chypre est alors clairement passée dans le monde latin, politiquement et économiquement, même si numériquement la population grecque est majoritaire; Chypre ne peut plus être considérée comme une province byzantine, bien qu’elle garde un fort attachement à sa culture grecque, ce qui se marque notamment dans les domaines religieux et artistique. Nous nous intéresserons donc au xii e et à la première moitié du xiii e siècle, période de réelle pénétration économique des Latins en Romanie.

2 La conquête de Chypre précède de peu celle de Constantinople en 1204 et la création de l’Empire latin. Comme pour cette dernière, il faut se demander s’il existait des forces économiques susceptibles d’ouvrir la voie à la conquête. Qu’est-ce que l’île représentait pour les Latins? Qu’y venaient-ils chercher? Y avait-il déjà dans l’île une présence latine capable d’accueillir et d’aider les conquérants? Comment s’est faite l’implantation franque? Comment expliquer l’existence d’une acculturation qui s’est manifestée assez rapidement Dune London Clio Chaussures plates cloutées en cuir avec barre en T JN8FOD
et la quasi-absence de révolte de grande envergure de la population autochtone comme la Crète en a connu? La situation initiale était-elle donc si différente?

3 Avant d’étudier plus précisément qui sont les Occidentaux présents à Chypre rappelons la place de l’île dans les relations Orient-Occident.

La France aux Etats-Unis

Consulat général de France à Atlanta

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> Festival de la Francophonie Atlanta 2018

Depuis son institution en 1970, la Journée internationale de la Francophonie fête la langue française et la diversité culturelle de la Francophonie partout dans le monde le 20 mars de chaque année. Dans le cadre de cette célébration annuelle, le comité de la Francophonie à Atlanta organise depuis 1999 un festival d’évènements culturels et pédagogiques aux mois de mars et d’avril pour la communauté francophone et francophile de la ville.

Le programme du festival 2018 débutera le 10 mars avec deux formations pédagogiques à l’Alliance Française d’Atlanta. Les professeurs de français sont invités à participer à l’atelier «Comment aborder la Francophonie en classe» avec le formateur Jean-Marc AKAKPO, Professeur et chercheur en Sciences Politiques. Une deuxième formation, ouverte aux élèves de 13 à 18 ans, portera sur «La Francophonie et sa diversité». Le nombre de places étant limité, les intéressés sont invités à s’inscrire le plus rapidement possible:

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Formation élèves

Le 13 mars, une projection du film belge «Je suis mort mais j’ai des amis» aura lieu à 19h à l’Alliance Française d’Atlanta-Midtown. La soirée du 22 mars, il y aura une «conversation francophone» à St. Martin’s Episcopal School. Plusieurs personnalités influentes de la communauté francophone d’Atlanta participeront à cet évènement bilingue français/anglais: William De Baets, Consul général de Belgique, Mamido, chanteuse et actrice, et Karim Souchu, basketteur et entraineur de l’équipe de France 3X3.

Le 24 mars est consacré aux enfants, avec une projection du film franco-suisse «Ma vie de courgette» à l’Atlanta International School, suivi d’un pique-nique. Le lendemain, 25 mars, aura lieu un brunch au Mandarin Oriental, avec pour invitée d’honneur Mme. Sarah-Elizabeth Reed, francophile, membre du Georgia Board of Regents et épouse de Kasim Reed. Mme. Reed, qui parle couramment français, sera également la marraine de cette édition du festival. Les places pour le brunch seront en vente par le biais du site internet de Francophonie Atlanta.

Le pianiste français Philippe Mallet présentera un concert à Lovett School le 28 mars. Enfin, une table ronde à Emory University avec l’écrivaine sénégalaise Ken Bugul, une figure phare de la littérature francophone et auteure du célèbre roman «Le Baobab Fou», clôturera le festival le 17 avril. Ken Bugul est lauréate du Grand prix littéraire d’Afrique noire (2000) et Officier de l’ordre français des Arts et des Lettres. Son écriture porte sur la femme et la sexualité, la folie, l’écologie et le changement urbain, et s’inscrit à la fois à Dakar et à Paris.

Pour les dernières infos sur le festival, rendez-vous sur le site internet de la Francophonie Atlanta.

Dernière modification : 14/03/2018

Le programme fondamental PAC de l’Ifla

C omme son nom l’indique, le programme PAC (Préservation et conservation) est dédié à la préservation et à la conservation du patrimoine des bibliothèques et archives  1 . Il est l’une des six activités fondamentales de l’Ifla ; il collabore avec les 46 sections et les 8 divisions de l’organisation qui représentent pratiquement tous les types de bibliothèques et leurs champs d’intérêt  2 .

Historique

Si l’Ifla a été créée en 1927, le programme PAC est né à Nairobi, lors de la conférence annuelle, en août 1984. Il s’agissait alors d’affronter un certain nombre de problèmes, qui pouvaient sembler conjoncturels, dans le domaine de la conservation des documents, en initiant d’abord une coopération internationale. Et c’est en 1986, à Vienne, lors d’une conférence sur la conservation des documents des bibliothèques, sponsorisée par la CDNL (Conférence des directeurs des bibliothèques nationales), l’Ifla et l’Unesco que le programme fut vraiment lancé. L’encadré ci-dessous présente le programme «Mémoire du monde», «frère» de celui de l’Ifla-PAC.

Ce thème de la conservation, négligé depuis les années 1980-1990, non seulement n’a pas disparu de nos préoccupations professionnelles mais il n’a cessé d’irradier, d’infiltrer tous les secteurs de notre métier. Il y a un peu plus de vingt ans, l’objectif était d’appuyer, de renforcer, voire de créer une prise de conscience internationale sur l’importance de la conservation du patrimoine écrit.

Il n’est pas anodin que ce besoin se soit exprimé d’abord en Afrique : des pays économiquement moins favorisés montraient leur inquiétude de voir disparaître leur patrimoine, faute de « soins ». Aujourd’hui, presque vingt ans après, la conservation demeure un enjeu capital pour toutes les bibliothèques, enjeu qui n’a pas disparu avec l’avènement du numérique, bien au contraire : les grandes bibliothèques numériques en construction ont pour défi majeur l’accès à des masses gigantesques d’information. Qu’il s’agisse de documents anciens, publiés sur papier, sur film ou sur d’autres supports analogiques, qu’il s’agisse de documents numérisés ou « nés numériques », le point commun face à une communication souhaitée pérenne demeure leur bonne conservation, leur préservation afin d’éviter toute disparition irrémédiable.

Ainsi, le PAC, né pour être, le cas échéant, temporaire (d’autres programmes fondamentaux de l’Ifla ont aujourd’hui disparu car ils sont devenus obsolètes) a vu son réseau de partenaires et de collaborateurs s’étendre depuis vingt ans ; ses initiatives se sont également accélérées et multipliées.

Missions

Dès l’origine, le but assigné au programme était de «  s’assurer que tous les documents d’archive et de bibliothèque, publiés ou non, quel que soit leur format, soient conservés dans une forme accessible pour une durée aussi longue que possible  ».

Les objectifs, fixés alors, demeurent valables aujourd’hui :

Ces objectifs reposent sur quelques principes :

Pour atteindre ces objectifs, l’Ifla a choisi d’établir un fonctionnement en réseau avec un centre international qui coordonne des centres régionaux.

À l’origine accueilli par la bibliothèque du Congrès à Washington, le centre international du PAC est depuis 1992 hébergé par la Bibliothèque nationale de France. Jean-Marie Arnoult fut son premier directeur ; Marie-Thérèse Varlamoff lui succéda de 1994 à 2006. Toute la force du programme réside dans le fonctionnement en réseau : aujourd’hui, le centre international de Paris anime et coordonne 13 centres régionaux, responsables chacun d’une zone géographique et hébergés par des bibliothèques nationales réparties sur plusieurs continents :

Amérique

Asie et Océanie

Afrique

Europe

C’est le centre international de Paris qui est responsable de l’Europe de l’Ouest et du Moyen-Orient.

Si chaque centre régional anime des projets spécifiques et des formations, s’il sert de relais pour une vaste zone géographique, s’il est autonome dans son fonctionnement, il coopère étroitement avec le centre international et les centres voisins. Ainsi, en 2007, le centre de Pékin a-t-il organisé une conférence sur les problèmes de conservation en Asie, en invitant les centres du Japon et d’Australie, ainsi que d’autres pays concernés par le sujet, comme la Corée.

Un domaine d’excellence a été attribué à chaque centre, une spécialité, qui n’exclut en rien la coopération avec le reste du réseau. Ce champ d’expertise s’appuie presque toujours sur celui de la bibliothèque nationale hôte. Ainsi, le centre PAC d’Australie est-il expert dans le domaine de la conservation des données numériques, l’Afrique du Sud dans celui de la formation, le Japon pour la conservation du papier, le Chili pour la prévention des catastrophes et les plans d’urgence. La Bibliothèque nationale d’Australie est très impliquée au niveau mondial dans l’archivage électronique pérenne ; la Bibliothèque nationale d’Afrique du Sud anime un réseau important de formation en Afrique anglophone, et ainsi de suite.

Toutes ces actions particulières doivent toutefois s’inscrire dans l’orientation générale donnée au programme et, pour maintenir cette cohésion internationale, le directeur du PAC réunit au moins une fois par an, généralement lors du congrès de l’Ifla, tous les directeurs régionaux, afin de définir avec eux les grands axes de travail à court terme. Un plan stratégique général est établi aussi, tous les deux ans, en accord avec l’Ifla. Bien évidemment, internet et les facilités de communication nouvelles sur la Toile ont profondément transformé, ces dix dernières années, le travail en réseau.

Le réseau du programme ce n’est pas seulement le réseau de ses différents centres. Pour mener à bien ses activités, le PAC travaille en coopération avec les sections de l’Ifla (et pas seulement avec la section Préservation et conservation), avec les autres activités fondamentales, notamment ALP (Action pour le développement) ; il collabore aussi avec de grandes organisations non gouvernementales comme l’Unesco et le Conseil international des archives. Cette coopération s’est concrétisée par des publications et des actions communes au sein du Bouclier bleu international. Le directeur du PAC est membre de la division « Préservation » de Liber (Ligue des bibliothèques européennes de recherche) et de l’association DPE (Digital Preservation Europe). Ce sont aussi ces échanges qui enrichissent le programme.

Les activités du programme : former, informer

Les actions de formation prennent le plus souvent la forme de stages, proposés aux bibliothécaires et archivistes d’une région donnée. Ainsi Colin Webb, directeur du PAC Australie, organise-t-il régulièrement des formations à la préservation du numérique en Océanie. Ces ateliers peuvent aller du contenu le plus élémentaire au plus sophistiqué : Colin Webb a pu ainsi proposer des actions de sensibilisation à la nécessité de conserver les données numériques auprès de petites institutions patrimoniales. Mais, membre de structures de recherche et développement beaucoup plus techniques, comme IIPC (International Internet Preservation Consortium), il fait bénéficier ses collègues et d’autres publics de travaux et d’expériences d’un niveau bien plus complexe et spécialisé. Au Chili, Ximena Cruzat, qui fut directrice de la Bibliothèque nationale et du centre PAC, a mené des actions très efficaces de formation aux plans d’urgences, en travaillant avec le comité local du Bouclier bleu et l’Icom (International Council of Museums). Au Japon, l’enseignement à distance a été utilisé pour des actions de formation dans le secteur de la conservation du papier.

En janvier 2009, le centre international de Paris s’appuiera sur le centre régional du Bénin pour organiser un stage de formation à la conservation préventive destiné aux bibliothécaires et archivistes d’Afrique francophone. Ce stage est piloté scientifiquement par Jean-Marie Arnoult, premier directeur du PAC ; il bénéficie d’un soutien de l’Unesco.

Les conférences internationales font aussi partie des actions de formation. Depuis 2006, chaque année, en coopération avec la Bibliothèque nationale de France, le centre PAC propose un symposium sur le thème de la conservation. En 2006, il s’agissait des « 3D de la conservation », l’année suivante de « la conservation à long terme des objets numériques ». Nous proposerons, les 5 et 6 mars 2009, toujours avec la BnF, le premier colloque d’un cycle consacré au thème de la préservation du patrimoine en relation avec les quatre éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu. Le premier thème abordé, celui de l’air, le sera d’une façon très large, en reliant les questions de changement climatique à la qualité et à la gestion de l’air à l’intérieur des bâtiments. Le deuxième thème, celui de l’eau, sera traité à Prague, aux Archives nationales, en novembre 2009.

Notre outil majeur de communication et d’information est le site web de l’Ifla, sur lequel nous disposons d’une page spécifique. La plupart des centres régionaux ont également développé leur propre site sur celui de la bibliothèque nationale qui les héberge.

Dès le printemps 2009, le site de l’Ifla devrait connaître de grandes améliorations dont nous bénéficierons : plus grande souplesse dans la mise à jour des informations, insertions de son et de vidéo. Nous étudions la possibilité d’avoir des cours en ligne pour certains thèmes et dans plusieurs langues.

Nous avons lancé en janvier 2008 une liste de diffusion spécialisée  Made by SARENZA Crazy Seventy 3 Noir RPwI50tV
; très vite le nombre grandissant des abonnés nous a prouvé son utilité.

Le programme publie trois fois par an une revue, International Preservation News , et, de manière irrégulière, une petite collection, « International Preservation Issues », toutes deux sous la direction de Flore Izart, chargée des publications. La collection IPI est consacrée à des thèmes particuliers : à ce jour, le numéro 6, écrit par John McIlwaine et intitulé Prévention des catastrophes et plans d’urgence , a été traduit dans de nombreuses langues et connaît un grand succès. IPN et IPI sont publiées en ligne et sous forme papier  4 . IPN , dont la maquette s’est beaucoup améliorée grâce au financement de la BnF, est disponible gratuitement sur demande. Le numéro 44, réalisé en mai 2008, avec un dossier sur le développement durable, a suscité un grand intérêt.

Le programme a aussi publié en 2002 avec l’Unesco et le ministère français de la Culture un cédérom sur la conservation préventive du patrimoine documentaire. En voie d’épuisement, ce document nous est très souvent demandé et mériterait d’être mis à jour et réimprimé.

Le programme PAC : quelle évolution ?

Le futur du programme dépendra de l’évolution de son réseau et de sa capacité à affronter les nouveaux problèmes de la conservation.

Un coup d’œil sur le planisphère permet de constater que même si le réseau s’est agrandi avec la création de nouveaux centres au Kazakhstan et en Corée du Sud, il est aussi géographiquement déséquilibré. D’abord, certains continents sont insuffisamment représentés. La Chine mériterait l’implantation de centres supplémentaires. En Afrique, nous espérons voir se créer bientôt un centre pour l’Afrique du Nord (il pourrait être calqué sur la zone Unesco qui va de la Libye à la Mauritanie en passant par la Tunisie, l’Algérie et le Maroc). Le Moyen-Orient comme l’Inde n’abritent aucun centre.

Le second facteur de déséquilibre réside dans la fracture économique Nord/Sud. Le centre PAC de la Bibliothèque du Congrès est en charge de tout le continent nord-américain, territoire immense, mais le centre a su s’organiser en un sous-réseau appelé NAN (North American Network) disposant de relais dans de nombreuses grandes bibliothèques américaines. Ce type de structure, même s’il est un modèle, n’est pas facile à mettre en place si la région ne dispose pas d’un bon réseau de télécommunication ni d’un budget conséquent. Le centre d’Afrique francophone, au Bénin, est en charge de 26 pays de l’Ouest africain et il est difficile, voire impossible, pour des raisons politiques et budgétaires d’y créer l’équivalent du NAN.

Claudia Lux, présidente de l’Ifla, a parfaitement raison de militer pour une inscription des bibliothèques sur l’agenda des politiques. Si les gouvernements ne sont pas impliqués, la tâche de faire fonctionner un réseau pour le patrimoine restera très délicate.

La lecture des sommaires d’ International Preservation News permet de constater la permanence des sujets traités :

Ces thèmes apparaissent régulièrement, ils ont fait l’objet d’ateliers de formation, ils sont encore d’actualité et ont suscité la création de nouvelles associations.

Depuis une dizaine d’années, des changements majeurs sont intervenus dans la gestion du patrimoine culturel et de nouveaux thèmes ont émergé ; j’en retiendrai trois : la numérisation, l’architecture « durable » et les questions économiques.

La numérisation

La numérisation du patrimoine a modifié les priorités et créé de nouveaux sujets d’étude. D’abord, parce qu’avec la production en masse d’archives numériques nous avons de nouveaux « objets » à conserver et la préservation à long terme de ces ressources électroniques devient une priorité. Si la numérisation, pendant une courte période, a pu laisser croire à certains que les problèmes de conservation « des originaux » étaient réglés (en laissant entendre que ce qui est numérisé n’a pas toujours vocation à être conservé), aujourd’hui, ces questions sont posées d’une manière un peu moins simpliste. On s’aperçoit notamment qu’il nous faut décider de ce qui a vocation à être conservé. Ensuite la numérisation a accentué la fracture économique entre les institutions « riches » et les autres. Il est des cas où l’on choisit d’investir dans la numérisation plutôt que dans la conservation faute d’un budget pour tout accomplir.

L’architecture « durable »

Autre objet de réflexion, tout ce qui entoure la construction des bâtiments, les économies d’énergie et le développement durable. De nouvelles études, des projets architecturaux remettent en question nos certitudes, par exemple sur les normes en matière de conservation des documents. Le programme PAC et son réseau international jouent un rôle essentiel en faisant circuler de l’information sur des réalisations et des approches architecturales nouvelles et souvent lointaines.

Les questions économiques

Les traitements de masse sont devenus la règle : masse des catalogues et des données à convertir puis à numériser, masse de l’information à conserver et à communiquer. Le programme doit prendre en compte ces effets de masse et s’intéresser à l’industrialisation des méthodes et des traitements, et aux résultats produits. Le programme PAC doit évoluer et s’adapter à tous ces changements extrêmement rapides survenus dans le monde de la conservation. Si tel n’est pas le cas, il risque la sclérose et une forme de repli.

Ce qui caractérise cette évolution, c’est l’augmentation exponentielle des coûts. Pas de conservation aujourd’hui sans « business plan ». La conservation des données numériques, à l’échelle d’une bibliothèque nationale, les traitements de masse, les choix et la programmation des projets, la construction de bâtiments HQE (haute qualité environnementale) et surtout leur maintenance nécessitent des plans stratégiques chiffrés. Ce domaine économique, le PAC ne peut l’ignorer.

La convergence est le mot à la mode aujourd’hui. C’est sans doute en travaillant en convergence institutionnelle sur l’ensemble du patrimoine, qu’il appartienne aux musées, aux bibliothèques ou aux archives, que l’on pourra répondre aux défis de la conservation. Les bâtiments et les magasins, les entrepôts numériques, les plans d’urgence, la recherche sur les supports de l’information, peuvent être appréhendés et étudiés en commun. Le PAC, jusqu’à ce jour, a su montrer tout l’intérêt qu’il y avait à travailler en réseau et à cultiver l’interdisciplinarité. C’est en élargissant davantage ce premier réseau qu’il poursuivra positivement son action.

Le patrimoine documentaire est le reflet de la diversité des langues, des peuples et des cultures. Il est le miroir du monde et sa mémoire. Mais cette mémoire est fragile .

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